Le doublé pour Tara van het Leliehof et Lara de Liedekerke-Meier !
Elles n’ont pas tremblé. En tête depuis le tout début du championnat du monde des 7 ans, jeudi après-midi, les grandes favorites Tara van het Leliehof et Lara de Liedekerke-Meier (BEL) ont tenu bon jusqu’au bout et achevé ce Mondial par un sans-faute magistral synonyme de victoire. En n’ajoutant pas la moindre pénalité à son score de dressage fille de Pegase van’t Ruytershof, déjà victorieuse l’année dernière chez les 6 ans, signe un doublé que quatre chevaux seulement avaient réalisé avant elle : Galan de Sauvagère (Nicolas Touzaint, FRA) en 2000 et 2001, Ténarèze (Thomas Carlile, FRA) en 2013 et 2014, Lagona OLD (Anna Lena Schaaf, GER) en 2021 et 2022 et Golden de Beliard (Thomas Carlile, FRA) en 2022 et 2023.
“La pression était forte, reconnaît sa cavalière. Dans ce genre de situation, c’est difficile d’être moi. J’ai tellement peur de ne pas être à la hauteur de la jument, de décevoir mon équipe, ses propriétaires. Mais Tara a tellement de qualité sur les trois tests… C’est certainement un des meilleurs chevaux que j’aie montés et j’ai énormément de respect pour elle.”
S’il estime beaucoup Bueno, Hector Payne (GBR) ne s’attendait pas à le voir vice-champion du monde.
“Nous savions que c’était un bon cheval mais nous aurions été plus que satisfaits de finir dans le top 10. Ce week-end, il a confirmé sa qualité en dressage et il s’est surpassé sur les deux autres tests.”
Alexis Goury (FRA) était lui aussi très heureux de la performance de Jeroboam Wal, 3e.
“Au fond de moi, je croyais vraiment en lui. Je savais qu’il était capable de faire ce qu’il a fait même si mon entourage en était peut-être moins convaincu. Je suis heureux d’avoir pu prouver sa qualité. Maintenant, reste à trouver un moyen de le garder sous ma selle pour l’avenir…”
Deux autres français terminent dans le top 8 : Juste Unétoile (Thomas Carlile, FRA) est 4e et Joystick de Syac (Héloïse Le Guern, FRA), 8e. Dans le championnat du monde des 6 ans, l’épreuve de saut d’obstacles a joué un rôle majeur puisqu’ils ne sont que six à avoir réalisé un parcours sans faute dans le temps imparti. C’est ce qui a permis ACSI Daisy Dynamite et Ann-Catrin Bierlein, déjà “maxi” sur le cross, de s’assurer le titre. La jument avait pourtant montré quelques signes d’impatience juste avant le départ.
“Cela peut lui arriver, concédait sa cavalière. Je la connais depuis sa naissance, je ne l’ai pas nommée par hasard ! Mais une fois qu’elle est dans son “tunnel”, elle est fantastique. Le Mondial du Lion est un concours extraordinaire, et tellement formateur pour les chevaux… Même si cela s’était moins bien terminé, comme l’année dernière avec la jument que je montais dans les 7 ans, je dirais la même chose. L’année prochaine, mon rêve serait de revenir avec ACSI Daisy Dynamite dans les 7 ans et sa petite sœur dans les 6 ans. Je ferai tout pour être là… tous les ans.”
Si elles étaient déjà 2e depuis le début de la compétition, deux couples sont montés sur le podium grâce à un parcours de saut d’obstacles presque parfait (1 seconde chacun, soit 0,4 point de pénalité de temps). Kosmic d’Elbe, un selle français qui a commencé sa formation chez Arthur Duffort, permet au champion suisse Robin Godel de terminer deuxième pour sa seconde participation seulement au Mondial du Lion Crédit Mutuel.
“Mature comme un cheval de dix ans, sage en dressage, très allant et courageux sur le cross : Kosmic a vraiment toutes les qualités d’un grand cheval de complet. J’ai beaucoup de chance car ses propriétaires l’ont acheté dans l’objectif d’en faire un cheval d’avenir pour moi.”
Monbeg Kobe est, lui, remonté de la 7e place avant le CSO à la 3e, sous la selle de Kevin McNab, un habitué du Mondial déjà aux commandes de Cosmic Girl, la championne du monde des 7 ans 2021..
“Monbeg Kobe est monté presque tout le temps par un de mes amis. Moi je le travaille de temps en temps et je le monte en concours. Nous pensions bien que c’était un bon cheval mais, à cet âge, on ne sait pas comment ils vont se comporter dans l’atmosphère particulière du Mondial, avec tout le public, les beaux obstacles, ni comment ils sauteront le lendemain du cross. Je l’ai découvert au fil de la semaine. Il sera certainement commercialisé à un moment ou un autre, mais avec un peu de chance, nous serons encore là l’année prochaine !”
Dans cette catégorie, cinq chevaux seulement ont terminé sur leurs points de dressage (aucune pénalité ni sur le cross ni sur le saut d’obstacles). Cette performance a généré de belles remontées au classement : Kovu de Belle Croix (Nicolas Touzaint, FRA) passe de la 15e à la 7e place. Mieux, l’Italien Kilcannon Candy Guy (Enrico Zeppegno) remonte de la 32e à la 12e et l’Irlandaise Belline Kilbunny Virtue (Elizabeth Power) de la 42e à la 20e.
Cette édition 2026 était placée sous le signe des doublés – et des doublés féminins puisque les deux titres sont remportés par des juments montés par des cavalières. Une fois de plus, les cavaliers ont souligné l’importance du public nombreux et connaisseur du Mondial du Lion Crédit Mutuel dans la formation de leurs futurs champions. Cette année, vous étiez 39 453, MERCI!
Rendez-vous l’année prochaine du 21 au 24 octobre 2027 pour savoir si ACSI Daisy Dynamite rejoindra le cercle très privé des doubles vainqueurs !








