Hommage à Dominique Gautier : Gardien de la mémoire et âme du Mondial du Lion

Le paysage équestre français est en deuil. Avec la disparition de Dominique Gautier, affectueusement surnommé « Oncle Do », survenue ce mercredi 16 septembre 2026 à l’âge de 90 ans, c’est tout un pan de l’histoire du concours complet qui perd son pilier le plus fidèle. De Saumur à Pompadour, en passant par Lamotte-Beuvron et Le Lion-d’Angers, sa silhouette familière derrière l’objectif manquera cruellement à tous les passionnés de chevaux.

L’art de capturer l’histoire pour ne jamais l’oublier

Si le Mondial du Lion est aujourd’hui une référence internationale incontournable, c’est en grande partie grâce à des hommes de l’ombre dotés d’une lumière extraordinaire. Présent dès la toute première édition en septembre 1985, Dominique n’a pas seulement observé le temps qui passe : il l’a figé, protégé et raconté.

À travers son rôle indissociable de photographe officiel et de correspondant de presse pour Ouest France, il a inlassablement écumé les terrains de France pour immortaliser les plus grands cracks, les jeunes talents et les éleveurs passionnés qui ont façonné l’ADN de la discipline.

Merci, « Oncle Do »

Dans son livre Mondial du Lion, qui retrace l’épopée de l’événement de sa première édition en 1985, jusqu’en 2021, Dominique décrivait son travail comme un « testament photographique et iconographique » qu’il souhaitait léguer à tous ceux qui ont fait la grandeur de cet événement.

Aujourd’hui, c’est avec une immense gratitude que nous mesurons la valeur de ce cadeau. S’il est possible de replonger dans les racines du Haut-Anjou, de retrouver les sourires, les efforts, les victoires et l’ambiance des premières heures du Mondial, c’est bel et bien grâce à sa dévotion de chaque instant, à sa rigueur et à son amour inconditionnel pour les chevaux et les cavaliers.

Alors que nous intégrons ces précieux clichés de lui — où son sourire chaleureux répond si bien à sa bienveillance légendaire —, prenons le temps de le remercier. Merci, Dominique, d’avoir été la mémoire vivante et le cœur battant de notre sport. Ton œuvre demeure, et ton ombre bienveillante continuera de planer au bord des pistes du Lion-d’Angers, au Mondial du Lion.

Nous adressons nos condoléances les plus sincères et attristées à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ceux qui ont partagé son chemin.

 

Mondial du Lion 1993
Marie-Christine Duroy & UT DU PLACINEAU
Mondial du Lion 1985
Jean-Lou BIGOT & KRACK D’ARGOS